- Publication : 14 septembre 2010
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1-Définition :
Symptômes psychologiques et comportementaux de la démence : « signes et symptômes évocateurs de troubles de la perception, du contenu des pensées, de l’humeur et des comportements (IPA) » « Conduites et des attitudes inadaptées aux lieux et aux situations, en référence aux normes culturelles communément admises » (Ohnen S.H., 2002).
2-Différents types de troubles :
Productifs et dérangeants pour l’entourage : agitation/ agressivité/opposition, hallucinations, idées délirantes, inversion du rythme veille/sommeil, anxiété , déambulation, comportement moteur aberrant, désihnibition…
Non productifs, peu dérangeants pour l’entourage : apathie, troubles alimentation ( anorexie), dépression.
3-Quelques généralités :
Comportement troublant ou troublé ?
Complication des démences. À tous les stades évolutifs de celles ci. Fréquents : 80% des patients, se répètent et durent. Implication du lobe frontal. Déficit en Acéthylcholine et en Sérotonine. Apathie> agressivité > anxiété> dépression … Motif fréquent de recours aux urgences et aux court séjour gériatrique. Une des premières cause d’entrée en institution, notamment pour l’agitation /agressivité. Source d’épuisement pour les aidants. Mais le trouble du comportement a une causes ou des facteurs causaux, un sens et un but.
4-Conduite à tenir :
Faire le diagnostic de démence
Définir le trouble.
Évaluer en utilisant une échelle validée : NPI, en équipe pluridisciplinaire. Bon outil pour repérer les troubles, suivre leur évolution, et l’impact des thérapeutiques.
Évaluer le retentissement par l’échelle du fardeau de Zarit, avec l’aidant. Analyser de manière standardisée : rechercher un facteur déclenchant, le contexte de survenue, les facteurs d’apaisement… Rechercher la cause : évaluation gériatrique, interrogatoire entourage… Actions de prévention, traitement non médicamenteux, parfois médicamenteux.
5-Causes : Origine plurifactorielle : 2 types :
liées au patient : à la démence ou à une origine somatique
En lien avec une interaction négative avec l’environnement
Liées à l’environnement :
1-Facteurs de stress pour l’aidant –Méconnaissance de la maladie, de ses conséquences et complications –Événement, conflit familial2- Facteurs de stress pour le patient –Inconfort : position, vêtements, température ambiante, lumière, température de l’eau… –Contentions –Sur stimulation : bruits, non respects des rythmes individuelles, perte d’intimité ; stimulation insuffisante –architecture inadaptée:manque d’espace de déambulation, manque de sorties, de sécurisation
3-Facteurs psychosociaux : –isolement, ennui, Conflits familiaux, Maltraitances
4-Perte des repères : –Hospitalisations, entrée en institution, Absence de référents : deuil, changement d’équipe
Liées au patient :
1- Cérébral :
type de démence
Syndrome confusionnel (altération de la conscience, brutale, fluctuante, un facteur déclenchant de décompensation…)
Autre pathologie cérébrale
Troubles psychiatriques : dépendance ( alcool, toxiques), syndrome anxio-dépressif, psychoses, personnalités pathologiques…
2- Cognitif :
Troubles de la perception, de la communication, de la relation à l’autre
3- Physique :
Tout Inconfort, Insatisfaction des besoins élémentaires
Handicap sensoriel, psychomoteur
Pathologies somatiques intercurrentes (dentaires, infectieuses, digestives, traumatiques, douleurs, métaboliques, endocriniennes, cardio-vasculaires, urinaires…)
– 4- Affectif :
Souffrance psychologique(deuils, pertes du vieillissement, régression affective)
Frustration face aux échecs, Insatisfaction des désirs
Itinéraire de vie, Conflits familiaux
5- Iatrogènie : opioïdes, antiparkinsoniens, antidépresseurs, benzodiazépines, somnifères, corticostéroÏdes, lithium > Alphabloquants, antiarythmiques, antipsychotiques, bêta-bloquants, digoxine, AINS > Antiasthmatiques, antibactériens, anticonvulsivants, IEC, inhibiteurs calciques, diurétiques, antagonistes H2 d’après la revue de gériatrie
Conclusion :
S’intéresser à la souffrance du malade face à la fuite de ses idées, à ses difficultés de compréhension et de communication, à la dépersonnalisation, à la perte de statut social, voire de son statut de personne ? S’intéresser à la souffrance de l’aidant face à la « charge » de son parent malade, au stress, la dépression qui le guette, face à ses difficultés à comprendre son proche ou à se faire comprendre, sa culpabilité, et son incompréhension de la maladie. Une Réponse à une agression / un inconfort / un besoin non satisfait / un désir non pris en compte ? Le regard du soignant sur les capacités maintenues du patient+++











